« Réveil Botanique» du 1er juin au 31 juillet 2024 Exposition collective avec Rita Alaoui, Marcella Barcelo,Ségolène Kan & Armando Marino

« Réveil Botanique » - Exposition collective avec Rita Alaoui, Marcella Barcelo,Ségolène Kan et  Armando Marino -  

1er juin au 31 juillet  2024

L’artcomme
prolongement de la nature remonte aussi loin que l’on s’en souvienne
dansles mémoires des peuples premiers. Des danses florales aborigènes
aux arts agricolessumériens, en passant par les héritages visionnaires
de Goethe à Ernst Zürcher,la question naturelle accompagne l’humain
depuis sa genèse.

Ce réveil n’est pas seulement une invitation à
contempler, mais aussi un appelà l’action, un voile levé sur un jardin
quelques fois secret. Les œuvrescontemporaines exposées dépassent les
frontières matérielles pour explorer laconnexion spirituelle entre
l’homme et le monde animé. La botanique devientainsi un point d’ancrage
poétique, psychomagique, invitant chacun et chacune àune réflexion
profonde sur son rapport au vivant.

Les artistes présentent une
diversité d’approches, allant de l’observationcontemplative à une
exploration sensible. Les œuvres ne se limitent pas àcapturer des
couleurs et des formes, mais ouvrent des portes vers le mouvement,qu’il
soit visible ou non manifesté. Tel une pierre qui continue
d’êtretaillée, ces nouveaux rouleaux inspirent et dévoilent un nouveau
monde.

Dans ce cheminement esthétique, le visiteur est convié à
se connecter à sonintuition, par le truchement de la nature. Le ” Réveil
Botanique ” estun refuge où l’esprit peut errer parmi les feuilles et
les pétales, cherchant àretrouver une harmonie perdue dans le rythme
immuable et nourricier de la vievégétale. À chaque cycle ses saisons,
ses symboles, ses degrés. La GALERIE ANNEDE VILLEPOIX nous invite cette
fois à une révolution d’un autre ordre, où lesclameurs s’apaisent pour
laisser place à l’enthousiasme, un réveil botaniquerévélant la
profondeur de multiples niveaux de lecture.

Ladésolation est
derrière nous, et si d’autres confinements sont à venir,plongeant les
êtres égarés dans une quête désespérée de repères, il estimpératif de
rompre avec l’incessant flot de sollicitations de notre monde
contemporain.Le manque ne peut être résolu que par la juste
compréhension de ce qui animeles choses, une initiation aux mystères de
la vie qui n’est pas toujoursindolores mais pour qui accepte de
traverser les épreuves, une clé passe-partout.

Le« Réveil
botanique » insatiable sujet, n’est pas une redite nostalgique dupassé
ni un effet de mode, mais bien une exigence du quotidien, une
hygiènesensorielle.

Dansson cheminement artistique, RITA ALAOUI
raconte notre relation au monde sauvage.Fascinée par l’immanence de la
nature et consciente de la fragilité du monde,elle oriente sa démarche
vers la représentation d’une nature à la fois simple .Adoptant un
protocole qui évoque celui de la botanique ou de l’archéologie,elle
place au cœur de son travail la collection, l’accumulation
etl’observation d’objets naturels en apparence banals. Chaque fragment,
qu’ils’agisse d’os, de pierre, de graine ou de plante, tel une recette
est investid’une dimension pratique. Passant de la peinture au dessin,
de la photographieà l’installation, de la vidéo-performance à la
fabrication de livres, cettepolyvalence lui permet de proposer divers
modes d’expression pour donner vie àsa vision singulière.

MARCELLA
BARCELO propose quant à elle une palette de roses et mauves.
Sescompositions, oscillent entre romantisme et pureté édénique. Parfois,
ellessemblent conter une époque ancienne où les hommes côtoyaient les
géants, un âgerévolu où nature et humanité vivaient différemment. Les
nuances délicates deses couleurs évoquent des royaumes éthérés,
murmurant des mots de passent auxverbes ancestraux, récits enfouis dans
la mémoire collective, rappelant lestemps où les frontières entre le
sacré et le profane étaient perméables.

Lesjardins de SÉGOLÈNE KAN
sont empreints de mystères. Ses paysages à la foisrefuge et révélateur
de mystères sont inspirés par ses pérégrinations à traversles mondes.
Initiée aux Beaux-Arts de Paris sous la tutelle de DominiqueGauthier,
Ségolène dépasse les enseignements académiques pour s’engager dans
unequête universelle. Ses œuvres interrogent les fondements du sacré et
de lapaix. Artiste engagée, elle ne se contente pas de peindre, elle
œuvre pour undialogue entre les cultures et pour une prise de conscience
globale. Sesexpositions, véritables ponts entre les peuples, témoignent
de son dévouement àla cause humaine. Que ce soit à Tbilissi, Kiev ou
Moscou, ses tableauxmurmurent une promesse de paix et de réconciliation,
célébrant la diversité etle dialogue. Sous sa main la peinture devient
prière, le paysage prophétie etSégolène, silencieuse prêtresse de la
paix, continue de tracer ces chemins delumière à travers l’obscurité.

Voyageurcurieux,
ARMANDO MARIÑO explore l’Europe avant de s’installer dans la vallée
del’Hudson puis à New York. Son travail se caractérise par une
palettechromatique puissante, influencée par les magazines,
l’iconographie digitale etles chromies de nos écrans. Inspiré par les
mouvements du fauvisme et de DieBrücke, il met les couleurs primaires au
premier rang, créant une tensionvisuelle par des contrastes vifs.
Chaque œuvre est construite avec plusieurscouches de peinture à l’huile,
atteignant un éclat intense. Sa présence dans cetteexposition
collective apporte une part de mystère.









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